Traversée des Aiguilles du Diable

Traversée des Aiguilles du Diable
dernier mètre sous la pointe Médiane

Les Aiguilles du Diable, 6 fois 4000 mètre dans la journée

En cette fin de mois d’août les conditions sont plutôt sèche. Il a neigé il y’a quelque jours, mais rien de bien conséquent. Aussi nous optons avec Cat pour des 4000 à prédominance rocheuse, la traversée des aiguilles du Diable. Cet ensemble de sommet compte des passages parmi les plus techniques sur les voies normale des 4000 de l’Alpes. En effet plusieur longueur sont du 5ème degré, et une est en 6a. On passe ici aussi du temps en altitude, car la course est assez longue. La cotation globale de la traversée des aiguilles du Diable est D+, ce qui demande tout de même d’avoir un niveaux confirmé.

Après avoir passé la nuit au refuge Torino nous nous levons à 2h du matin.Nous prenons le petit déjeuné tranquillement. Une fois n’est pas coutume! En effet nous avons prévu de partir tôt pour ne pas avoir à nous presser, mais il ne faudrait pas partir trop tôt au risque de rejoindre l’arête avant le jour. Nous faisons l’approche tranquillement. La lune est absente et la nuit est d’encre. Les étoiles par contre scintille avec intensité. La neige crisse sous les crampons, le regel est bon. Après un parcours sinueux au milieu des crevasses du bassin du géant, nous rejoignons la rimaye.

La première pente est couverte d’une pellicule de neige, mais la glace sous-jacente se fait bien sentir. Passer ces 50 mètre, nous rejoignons la banane rejoignant le couloir. Nous remontons alors ensemble, encordé court l’essentiel du temps jusqu’à rejoindre l’arête au point du jour.

Encore un grand moment ce lever de soleil. Les lumières son somptueuse tandis que nous arrivons au pied de la corne du diable et ses 4064m. De la vire une longueur raide mais bien prisu nous mène au sommet. Au sommet les perspectives sont renversantes, mais nous n’avons pas le temps de lézarde. Il reste du chemin. En un rappel on regagne la brèche d’ou l’on vient.

Après avoir contourné un petit gendarme, une grande longueur et nous nous adressons déjà au sommet de la pointe Chaubert 4074m. En trois rappel nous rejoignons la brèche suivante. Être rapide dans les manips de corde, changer régulièrement de mode de progression pour s’adapter au terrain, c’est le jeu de ce type de course.

La remontée à la pointe médiane grimpe un peu plus que le deux premières pointes. Un grand dièdre, suivi de deux cheminée bien rustique nous mène à 4097m. A nouveau deux rappels nous permettent de poursuivre la course.

Pour rejoindre la Pointe Carmen, on bascule un peu versant nord, l’escalade est un peu verglacé mais ce n’est pas gênant. Par contre les derniers mettre pour rejoindre le sommet sont bien que sec, délicat et exposé.

Après encore trois rappels et nous repartons pour l’isolée. Du mixte facile nous mène au pied de la dernière tour. De là une traversée délicate mais bien protégé vers la gauche permet de rejoindre une bonne fissure à verrou. Cette fissure permet de franchir un petit surplomb et les difficultés sont fini. Encore une longueur et nous rejoignons le sommet de l’Isolée à 4114m, cinquième sommet du jour. Encore un rappel et nous enchaînons vers le Mont-Blanc du Tacul.

La suite est plus commode, du terrain à assurage en mouvement. Nous finissons par atteindre le sommet, et de six.

N’étant pas en avance, c’est à un rythme soutenu que nous filons à l’aiguille du Midi avant la fermeture des remontées. La traversée des aiguilles Diable est vraiment une très belle course, complète, avec un soupçon de technicité et le plaisir de l’altitude. A faire absolument!