Tour du Mont-Blanc, du 7 au 13 juillet, « sac léger », « petit groupe »

Tour du Mont-Blanc, du 7 au 13 juillet, « sac léger », « petit groupe »
Tour du Mont-Blanc

 

Le tour du Mont-Blanc par sa diversité de paysages, la richesse historique et culturelle des itinéraires empruntés et son accessibilité : refuges confortables où nos bagages nous attendent chaque soir, est pour beaucoup des randonneurs une première expérience de l’itinérance.

 

Suivez-nous jour par jour lors de cette aventure!

Après une première rencontre autour d’un apéro aux Contamines afin de faire connaissance et de lever les derniers doutes sur les capacités de chacun concernant, les dénivelés, le rythme de marche, les horaires et l’organisation…., sans tout dévoiler bien sûr, nous voilà partis, à 8h30 le dimanche, pour une semaine d’efforts, de contemplation, mais surtout de partage et de ressourcement !

 

Jour 1 :

Nous débutons notre périple à 1800m d’altitude. A travers les alpages, nous passons rapidement en Savoie dans le Beaufortain. Les dénivelés de cette première journée sont les moins importants de la semaine, les montées et les descentes sont alternées. Ainsi nous testons notre rythme de marche et surtout nos pas en hors sentier. Nous faisons aussi plus ample connaissance car nous croisons plus de marmottes que de randonneurs!

Première soirée au cœur d’un vallon verdoyant, deuxième apéro, la déconnexion est totale dans cet intime refuge!

 

Jour 2 :

Réveil à l‘aube pour un départ à 8h : une longue journée nous attend avec un dénivelé important, nous changerons d’étage de végétation pour atteindre 2665m, une des altitudes les plus élevées de notre semaine. Une montée régulière, puis insolite, passant par un chemin taillé dans la paroi, nous amène à l’alpage enclavé de la Sausse , sous le célèbre col du Bonhomme.

La météo est clémente, la troupe en pleine forme, je choisis d’allonger un peu l’itinéraire et de monter au refuge de la Croix du Bonhomme, à coté duquel nous pique-niquerons, par un autre chemin taillé dans une magnifique crête. Une courte sieste puis nous rejoignons la variante du tour du Mont-Blanc passant par le minéral col des Fours. Suis une longue descente à travers névés, schistes, puis alpages jusqu’à la Ville des Glaciers où une pause gastronomique s’impose !

Enfin, nous arrivons harassés mais heureux au refuge. Se situant dans un lieu chargé d’histoire, ce refuge d’une capacité importante, est typique mais confortable et l’on y sert un repas plus que copieux!

 

Jour 3 :

Aujourd’hui, nous passons en Italie !

Départ 8h, il ne faut pas perdre les bonnes habitudes ! Cette journée présente des dénivelés moins importants que la veille mais plus de distance. A 10h30, nous sommes au col de la Seigne, frontière France-Italie. Le paysage est complètement différent : nous admirons les imposantes arêtes aériennes du versant italien du massif du Mont-Blanc ainsi que les couleurs variées du Val Veny, vallée façonnée par le passage des glaciers. Un petit hors sentier nous permet d’être à l’écart de la foule cosmopolite du Tour du Mont-Blanc. Nous sentant seuls, une démonstration d’aïkido s’improvise !! Après une sieste pour nous remettre de nos émotions, même si il nous reste de la distance, je décide d’un petit détour par le lac glaciaire de Miage, le chemin ensuite est sans difficulté, large, à l’ombre des mélèzes, jusqu’à un confortable l’hôtel-refuge face au glacier de la Brenva.

 

Jour 4 :

Enfin une journée « cool » !

Départ 8h15, et oui il nous faut bien un quart d’heure de plus, nous devons nous « apprêter », nous allons en ville ! Le bus nous conduit à Courmayeur pour une pause touristique et gastronomique : les glaces italiennes sont un délice…

Il nous faut quand même marcher aujourd’hui ! Nous reprenons le bus pour arriver au cœur du Val Ferret et après une montée régulière nous récupérons l’itinéraire du tour du Mont-Blanc. Ce sentier en balcon est magnifique, la vue est dégagée du col de la Seigne au col Ferret, notre passage de demain. Nous prenons le temps : petite pause désaltérante au refuge Bonatti, face à l’imposante paroi des Grandes Jorasses, puis nous continuons cette traversée avant d’engager une descente sur un charmant petit et très confortable hôtel.

 

Jour 5 :

Cette journée offre plusieurs possibilités d’itinéraires mais deux impératifs subsistent : la montée au grand col Ferret, frontière Italie-Suisse et la navette à 17h au village de la Fouly.

Départ 8h, au col à 11h, la météo est stable, les genoux et les chevilles tiennent le choc, je décide donc de tenter le reste de la journée en hors sentier. Après quelques exploits sur les derniers névés, pique-nique, sieste, puis descente ardue dans les rhododendrons pour rejoindre le sentier de la variante du tour du Mont-Blanc qui serpente entre alpage et foret dans le bucolique Val Ferret suisse jusqu’au village de la Fouly.

Nous sommes même en avance pour prendre la navette qui nous conduit, en passant par le chic village de Champex et son lac bleu azur, au Relais d’Arpette. Ce refuge est imposant mais la fondue au vacherin est délicieuse et ce soir nous avons prévu des bougies : passer ses 50 ans pendant le tour du Mont-Blanc, ça se fête !

 

Jour 6 :

Nous avons le choix entre l’itinéraire du tour du Mont-Blanc passant par l’alpage de Bovine et sa vue dégagée sur la vallée du Valais et les Alpes suisses, ou par l’exigeante (pour les genoux) variante de la Fenêtre d’Arpette. Nous optons pour cette dernière : grosse journée, départ 8h. Le dénivelé s’effectue régulièrement, lentement mais sans s’arrêter dans un univers de plus en plus minéral. Je veux arriver avant midi afin d’aborder la longue descente sereinement. Pari tenu, nous avons donc le temps de faire une petite sieste avant de reprendre la descente entre les pins, puis de se désaltérer à la buvette. Il nous reste à longer le Bisse jusqu’au col de la Forclaz où une navette nous attends pour nous « rapatrier » en France ! Nous traversons la frontière Suisse-France en navette, attention à la douane…

 

Jour 7 :

Dernière journée mais pas des moindres, dans le massif des Aiguilles Rouges, le bouquet final en termes de dénivelé mais surtout de paysages ! Le massif des Aiguilles Rouges est réputé pour ces majestueuses vues sur le massif du Mont-Blanc et la vallée de Chamonix, surtout depuis le lac Blanc. C’est pourquoi, nous croisons beaucoup de randonneurs pendant la montée du col des Montets aux las des Chéserys.

Heureusement en serpentant entre les lacs, nous retrouvons le calme et croisons plus que des bouquetins et des marmottes ! Au lac Blanc c’est différent mais le panorama vaut bien cet inconvénient. Pas de temps pour la sieste, c’est le dernier jour, je ne ménage plus la troupe : il nous reste encore quelques émotions à vivre lors de notre longue descente !

Arrivée sur Argentière, voilà, c’est fini ! Fatigués mais fiers et ressourcés. On voudrait déjà repartir en montagne, recommencer. Les émotions sont-elles plus intenses en montagne ?

 

Pour citer une personne du groupe : « le fait d’être 8 personnes seulement dans le groupe a été très positif. Cette limitation du groupe à 10 personnes par la Compagnie des Guides est une très bonne stratégie. …Nous sommes passés par des chemins superbes et improbables pour certains du groupe, ce qui a créé une dynamique de plaisir tout au long du parcours, de bonne entente et de solidarité….Merci donc pour cette semaine à toutes les personnes qui ont fait partie de l’organisation de ce TMB. »

Merci à vous pour me faire vivre autant d’émotions et de satisfactions dans mon métier ! Et merci pour vos magnifiques photos!