Aiguille de Bionnassay ( 4052 m)

Aiguille de Bionnassay ( 4052 m)
sommet de l’aiguille de Bionnassay depuis l’ aiguille de Tricot

L’ aiguille de Bionnassay est un  « 4000  »  de difficulté modérée avec trois arêtes caractéristiques pour accéder à son sommet .

Ces trois arêtes permettent des combinaisons d’ ascensions diverses et variées …

Pour ma part , mon parcours préféré est la montée depuis le refuge de Plan-Glacier par l’arête du Tricot , puis redescendre sur le refuge de Durier par la voie normale .

Les feuillets en ailes de papillons

Cet enchainement permet de profiter d’ un secteur sauvage et peu fréquenté. Et cela malgré la proximité des sommets les plus fréquentés du Val Montjoie : le Mont-blanc et les Dômes de Miage.

Jour 1

Un petit bouquetin à Durier

Le départ depuis le refuge de Miage (1560m)  offre deux possibilités pour rejoindre le refuge de Plan-Glacier (2680m) . Soit monter par le col de Tricot ( plus long mais panoramique) ou bien remonter la moraine dite de l’Ours après avoir traverser les Pâturages de Miage.

Jour 2

Le ressaut de la voie normale

Le deuxième jour est plus long et technique. L’ ascension de l’aiguille de Bionnassay nécessite une bonne forme physique et un bon niveau de cramponnage , quelque soit l’itinéraire envisagé.

Les pentes sommitales

Le matin, il faut remonter l’ ancien glacier de Tricot jusqu’ à la brèche Chapeland. Pour y accéder il faut remonter un petit couloir qui donne accès sur l’ arête. De ce belvédère la vue devient panoramique comme pour tout le restant de la course… La montée à l’ aiguille du Tricot (3665m) se déroule sur des pentes de rocher entrecoupées de neige. Ici ,il faut privilégier les conditions enneigées pour faciliter le déplacement.

sommet de l’aiguille deTricot

De l’aiguille du Tricot il y a 2 options  suivant les conditions : continuer sur l’ arête ( plus long ) ou traversée en face nord pour rejoindre le sommet par de belles pentes de neige (35° à 45°).

le sommet de l’aiguile de Bionnassay

La descente sur Durier commence par une pente de neige pour rejoindre le ressaut rocheux qui est le passage-clef de la voie normale dans les 2 sens. Là on peut soit désescalader , soit descendre en rappel.

la descente avec vue sur l’ aiguille de Tré-la-téte.

Ensuite il faut descendre par l’arête des Lancherons.
C’est une désescalade facile jusqu’ au glacier de Miage  que l’on traverse pour rejoindre le refuge de Plan-Glacier par quelques vires à bouquetins .

Le sommet de l’aiguille de Bionnassay

La boucle est bouclée  …