Aletschhorn… A la journée!

Aletschhorn… A la journée!
Levé de soleil dans la montée à l'Aletschhorn

Aletschorn, une journée qui compte double!

C’est l’histoire d’un plan C. A l’origine on avait prévu avec Cat de faire de la pente raide en altitude ce week-end. Mais avec l’hiver sec que nous subissons la neige n’a toujours pas collée dans nos projets. La météo étant belle ce week-end il ne fallait cependant pas gâcher  cette opportunité d’avancer dans la liste de 4000m de Cat. Nous jetons donc notre dévolu sur l’Aletschhorn qui était prévu plus tard (plan B). Mais évidement en ce beau week-end de pâque il ne reste plus de places à l’Oberaletschhutte… Aussi puisque l’adaptation est un des maître mot de notre activité, nous choisissons de tenter l’ascension de l’Aletschorn à la journée depuis le parking (plan C)!

Sur le papier le programme pique un peu, si le terrain est plutôt facile la distance parking sommet n’est pas anodine (plus ou moins 20km) et le dénivelé non plus (un peu plus de 3000 de D+). N’étant pas des machines de course il nous faut prévoir un peu de temps pour faire l’ascension. On prévoit donc un départ à 23h et donc un petit déjeuner sur le parking vers 22h! Cat et moi faisons donc la route pour Egga au-dessus de Brig dans l’après midi afin de s’aménager une sieste dans le van de Cat de 18h à 22h.

Un départ difficile

Quand le réveil sonne je n’ai pas l’ombre d’un doute quand au fait que je n’ai pas dormi. Cat pense avoir dormi un peu, c’est toujours ça de pris. Nous partons en basket piano piano. La neige est présente plus bas que prévu et on patauge un peu avant de se décider à mettre les ski. La lune est encore quasi pleine, la vue sur la vallée du Rhône, le col du Simplon et le Valais, est magnifique. La traversée après Belalp est encore bien enneigée. La traversée à ski, de nuit, au dessus des barres rocheuses, est impressionnante. La suite est plus commode.

Morphée nous tend les bras

Nous rejoignons l’ Oberaletschgletscher que nous remontons. Plus de 6 km pour seulement 400m de dénivelé, c’est long… Le terrain étant facile et la trace étant bien marquée nous nous laissons couler dans un état second. Nous marchons aux portes du sommeil. Il est 4 heures du matin, déja 5h que nous sommes partis et on ne peut pas dire qu’on ait vraiment dormi avant. Les derniers partis du refuge ont une demi-heure d’avance sur nous.

Alors que le soleil se lève sur l’Oberland la lutte contre le sommeil devient plus ardue. Je manque même de tomber alors que je m’endors en marchant! Nous faisons des poses régulières depuis le départ pour nous alimenter. Sur des effort de cette durée la gestion de l’approvisionnement en énergie est essentielle. Le soleil finit par nous rattraper juste avant de rejoindre l’arête terminale. Un peu de chaleur. Nous faisons une bonne pause au dépôt des ski et mettons les crampons.

Aletschhorn, arête sud-ouest et sommet

Un vent bien frais nous cueille sur l’arête et ne nous quittera pas jusqu’au sommet de l’Aletschhorn. Le début de l’arête en neige est facile. Ensuite le terrain se redresse et devient mixte. Des pieux en fer aident à se protéger. Dans ce terrain sans accélérer, nous rattrapons les autres cordées qui sont moins efficaces. Nous atteignons enfin le sommet! Il faut dire que sur ce projet, vu la longueur, nous avions laissé de la place au doute. L’Aletschhorn est vraiment un beau belvédère, tant sur l’ Oberland que le Valais. Partout autours de nous les Alpes se dévoilent. Chaque sommet évoque des souvenirs, des moments partagés avec des amis? comme un album souvenir XXL…

Retour dans la vallée, la journée n’est pas finie.

Certes au sommet on est loin du parking, mais avec les ski ça reste raisonnable. La descente de l’arête est menée promptement, un petit break et c’est parti. La partie haute est en moquette cinq étoiles, bien lisse. Nos cuisses apprécient ces conditions faciless, bien qu’elle chauffent plus rapidement que d’habitude. La descente d’oberaletschgletscher ne descend pas tant et les bâtons sont bien sollicités. Finalement tout roule. Mais il faut reconnaître qu’au pied de la dernière remontée nous permettant de basculer sur Belalp la dynamique est à l’inertie. Finalement nous passons Belalp et finissons en basket jusqu’à la voiture.

 

Bilan

L’altimètre de Cat nous annonce 3496m de D+ en 18h20. On n’a pas cherché à faire un chrono, le but était d’aller au bout donc contrat rempli. On est fourbus, mais heureux. Encore une belle aventure qui nous laissera des souvenirs un moment.

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